Facebook et l’espionnage de l’Europe

La Cours suprême Irlandaise vient de débouter le groupe Facebook dans le cadre de l’affaire du programme américain de surveillance “PRISM”

L’affaire

En 2013, l’avocat autrichien Max Schrems avait déposé une plainte contre Facebook après avoir révélé que ce groupe permettait aux services secrets américains d’accéder aux données à caractère personnelle d’Européens soumis à des programmes de surveillance tels que “PRISM”.

Ce lien entre le réseau social et la NSA américaine avait été révélé par l’ancien agent de la CIA Edward Snowden et avait déclenché nombre d’enquêtes sur les activités intrusives massives du groupe et d’autres géants du net, dont les résultats sont à l’origine du changement drastique de loi sur la protection des données en Europe (RGPD) en mai 2018.

Depuis ce temps, le groupe Facebook avait tenté à plusieurs reprises d’invalider cette plainte en Irlande, arguant principalement l’incompétence de cette court pour juger cette affaire, tactique permettant à Facebook, si elle avait réussie, à renvoyer l’affaire devant une court Américaine, beaucoup plus complaisante avec ce genre de pratique.

L’affaire sera jugée en Europe

La Haute Cours Irlandaise a décidé de ne pas donner suite aux mesures demandées par le groupe Facebook et renvoie cette affaire devant la Cour de justice de Luxembourg.

Max Schrems (plaignant et président de noyb): «Il est probable que Facebook a de nouveau investi des millions de dollars pour empêcher cette affaire de progresser. Il est bon de voir que la Cour suprême n’a pas suivi les arguments de Facebook qui réfutaient totalement toutes les conclusions existantes à ce jour…”

Utilisateurs du groupe sous surveillance

Il est étonnant, dans ce cadre de manipulation et tromperie à grande échelle, que nombres d’internautes continuent tout de même à faire confiance à ce géant en utilisant massivement ses services incriminés (Facebook, Whatsapp et Instagram en première ligne). Une preuve supplémentaire de l’efficacité diabolique des puissants algorithmes développés par ce groupe pour créer une addiction quasi insurmontable par les utilisateurs

Lien vers le jugement de la court suprême (PDF)

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*