WHATSAPP, LE PRÉDATEUR COMPLICE DE FACEBOOK

Une société qui ne vend rien, rachetée 22 milliards de dollars par Zuckerberg !

En 2014, la société Facebook pose sur la table 22 milliards de dollars (valeur boursière 19 milliards) pour mettre la main sur l’application de messagerie gratuite WhatsApp. Ce montant faramineux, 4 milliards de plus que son budget annuel en 2015 (et que celui de la NASA la même année) n’est certainement pas une manoeuvre pour récupérer les quelques 450 millions d’abonnés existant à ce moment sur cette messagerie, ce qui placerait le prix d’une adresse à 42 dollars, soit près de 500 fois plus chère que le prix du marché!

L’intérêt de Facebook est double :

Avec WhatsApp, Facebook atteind une partie du monde ou le réseau social est moins viable, moins accessible (connexion internet faible) ainsi que toutes les personnes allergiques au réseau social développé par Zuckerberg. Selon Wired (nov 2015), “Entre WhatsApp, Facebook et Instagram, Mark Zuckerberg contrôle près d’un quart du trafic au Moyen-Orient”. Ainsi “Facebook va passer par WhatsApp pour dominer le monde“

Avec WhatsApp, Facebook s’offre une nouvelle porte d’accès à l’intimité des utilisateurs, mais surtout, cette messagerie étant essentiellement utilisée pour le dialogue entre connaissances, Facebook étend drastiquement son emprise sur l’entourage des abonnés. Une étude récente compte une moyenne de 50 personnes autour de chaque abonné comme cibles potentielles de cette application.

Vous étiez averti !

Lors de son offre de rachat, l’organe de contrôle aux USA a mentionné un risque potentiel de viol  d’information personnelles avec cette opération (mention inscrite sur l’acte d’autorisation de rachat et rendue publique). Ce risque s’est avéré bien plus grave, par la suite, qu’imaginé. Depuis, plusieurs pays, par leurs préposés à la protection des données personnelles, ont clamés publiquement les dangers liés à l’utilisation de cette application et appellent à la quitter.

WhatsApp, indiscret, intrusif, et irrespectueux des lois

  • WhatsApp est utilisé par Facebook pour récupérer une masse de données personnelles à l’insu des utilisateurs (mise en demeure du 26 janvier 2016 contre Facebook par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés – France)
  • WhatsApp utilise un algorithme permettant de détecter les CODEC des conversations téléphoniques
  • WhatsApp fait en moyenne 2000 accès par jour sur le carnet d’adresse
  • WhatsApp fait partie des applications les plus dangereuses avec les autorisations exigées à son installation (cette application peut prendre le contrôle de l’appareil sans aucune intervention de l’utilisateur)

Voici la liste des autorisations exigées par cette application :

Les applications ont certes besoins de certaines autorisations pour fonctionner, et plusieurs d’entres elles ne demandent que ce qui leur est strictement nécessaires. Whatsapp, tout comme Facebook, commet 2 fautes graves envers ses utilisateurs : non seulement cette application exige des autorisations totalement incohérentes avec son usage, mais en plus elle traite et partage ce qu’elle a récupéré avec sa maison mère, Facebook. C’est très grave, Facebook a déjà été condamnée et est sous le coup de plusieurs arrêts juridiques et mises en demeure en Europe à ce sujet. Voyez plutôt les autorisations exigées par WhatsApp :

  • Historique de l’appareil et des applications (inutile et dangereux)

Permet de connaître en détail l’utilisation de votre appareil, et d’établir un lien avec les données concernées

  • Identité (utile)

Permet d’établir précisément l’identité de l’utilisateur

  • Contacts (utile, mais dangereux)

Permet d’établir et de suivre l’identité de l’entourage de l’utilisateur, et de faire le lien avec les activités liées à ces personnes

  • Données de localisation (inutile, intrusion intime)

Données importantes sur les occupations de l’utilisateur. Permet, en lien avec les autres données, de détecter avec précision les actes de la vie des personnes concernées.

  • SMS (inutile, intrusion intime)

Accès aux conversations entre abonnés et leur interlocuteurs

  • Photos/Contenus multimédias/Fichiers (utile, mais dangereux)

Accès à tout ou partie des données stockées dans l’appareil

  • Caméra (inutile, très dangereux)

Permet à des inconnus d’enclencher la caméra à l’insu de l’utilisateur

  • Micro (inutile, très dangereux)

Permet à des inconnus d’enclencher le micro à l’insu de l’utilisateur

  • Informations relatives à la connexion Wi-Fi (utile, mais dangereux)

Permet à l’application de connaître la présence d’un réseau WiFi. Avec l’autorisation sur les paramètre Systèmes, l’application peut donc ouvrir une connexion WiFi à l’insu de l’utilisateur, même si ce dernier l’aurait bloquée.

  • Identifiant de l’appareil et informations relatives aux appels (inutile et dangereux, intrusion intime)

Permet de savoir qui et quand l’utilisateur a appelé quelqu’un, et inversement, par qui et quand l’utilisateur a été appelé.

  • lire les statistiques sur la synchronisation (inutile, intrusion intime)

Fichier comportant nombre d’informations sur l’usage de l’appareil

  • recevoir des données depuis Internet (utile)
  • contrôler le vibreur (utile)
  • Installer des raccourcis (utile)
  • s’exécuter au démarrage (utile)
  • utiliser des comptes sur l’appareil (inutile et dangereux)

Ouvre l’accès de l’appareil indépendamment de l’utilisateur

  • associer à des appareils Bluetooth (inutile et dangereux)

Permet à l’application de connaître et ainsi de consolider sa base de connaissance sur les appareils proches de l’utilisateur 

  • lire les paramètres de synchronisation (inutile et dangereux, intrusion intime)

Permet à l’application d’obtenir les “clef” d’accès aux fichiers de synchronisation)

  • envoyer une diffusion persistante (inutile)
  • activer/désactiver la connexion Wi-Fi (inutile et dangereux)

Permet à l’application de gérer l’accès WiFi à l’insu de l’utilisateur

  • créer des comptes et définir des mots de passe (inutile)
  • activer/désactiver la synchronisation (Inutile et dangereux)

L’application peut à tout moment générer un fichier de synchronisation, fichier comportant nombre d’information sur l’usage de l’appareil

  • lire la configuration des services Google (inutile et intrusion intime)

Partage d’informations avec Google, à l’insu de l’utilisateur 

  • empêcher la mise en veille de l’appareil (utile)
  • afficher les connexions réseau (inutile)
  • modifier vos paramètres audio (inutile)
  • modifier les paramètres du système (danger maximum)

quels que soient vos réglages, l’application dotée de cette autorisation peut agir et modifier n’importe quel paramètre de votre appareil. Peut servir à prendre le contrôle de l’appareil à votre insu.

  • bénéficier d’un accès complet au réseau (utile, mais dangereux)
  • Désinstaller les raccourcis (utile)