LES REFLEX SALVATEURS

Se protéger des prédateurs numériques n’est finalement pas si compliqué que cela. Il s’agit plus de volonté et, bien sûre, de temps de réflexion et de recherches que de connaissance technique. Les offres sont conçues pour enclencher chez l’utilisateur un reflex quasi instantané, reflex outrepassant toute mesures naturelles de défense. Si on “achète” une application (même “gratuite”, l’acte est un acte d’achat en terme juridique), on devrait le faire comme s’il s’agissait d’une dépense importante (ce qui est du reste le cas lorsqu’on découvre tout ce qui est “donné” en contrepartie).

Ai-je vraiment besoins de ce qu’on m’offre ?

Dans ce monde du “tout tout de suite” et du “tout gratuit”… cette question semble dénuée de sens. Vraiment ?

Si j’avais accepté toute les offre alléchantes que je reçois au téléphone ou dans ma boîte aux lettres, je pense que j’aurais déposé le bilan il y a déjà bien longtemps. Cette réflexion, que je prends la peine d’avoir pour ces offres, pourquoi je ne l’ai pas avec mon appareil connecté ? Est-ce si “grisant” de se laisser manipuler par des entreprises qui me mettent entre les mains ce qu’ils veulent sans que je réagisse ? Y-a-t-il un mérite de mettre ses capacités de réflexion et de décision au garage ?

Pourtant les enjeux sont bien plus grands que simplement une somme d’argent.

Existe-t-il des alternatives à l’offre proposée ?

Dans la plupart des cas, des solutions techniques correctes et propres existent. Il suffit de prendre un peu de temps pour se renseigner.

N’avez-vous jamais remarqué que d’effectuer un travail de recherche est plutôt valorisant ?

Réfléchir sur la valeur réelle de l’objet / du service proposé

Rien n’est “gratuit” dans ce monde, personne ne peut l’ignorer. Le tour de passe-passe des géants que sont Facebook, Google, et d’autre encore, est de nous faire croire que ce qu’ils nous offrent n’a aucune valeur. Notre cerveau va donc automatiquement en déduire qu’il n’y a aucune conséquence liée à cette offre, et donc aucun “reflex de défense” à enclencher. L’utilisateur cliquera donc presque toujours sur “Ok” sans aucune retenue. Or, quelle que soit l’offre, elle dépend toujours de plusieurs facteurs de charges (personnels, matériels, locaux, communications, énergies,…), et donc ne peut jamais être considérée comme “gratuite”.

Un reflex à remettre au goût du jour: réfléchir sur la valeur de ce que l’on nous offre, et des conséquences qu’elle engendre.

Mesurer les conséquences liées à l’utilisation du produit / du service

Lorsque j’achète un objet ou un service d’un certain prix, je réfléchis de manière tout à fait naturelle aux risques liés, c’est un reflex. Mais c’est justement ce réflex que ces géants ont soigneusement endormis durant ces dernières années, pour que nous n’ayons plus aucune objection à ce qu’ils nous proposent (principe très efficace de la “soumissions consentie” – technique découverte et développée par le psychiatre Milton Erikson au début du 20e siècle).

Comment va votre appareil ?

Pour connaître la présence ou non d’un problème de santé, on observe les symptômes du corps. Il en est de même avec vos appareils connectés !

Surveillez régulièrement l’état de la mémoire, l’utilisation du processeur. Lorsque ces derniers sont mis à contribution alors que vous ne faites rien, c’est qu’une ou plusieurs opérations “cachées” sont en route. Elles ne sont pas toutes dangereuses, mais il est important de s’en assurer, car le nombre de services furtifs dont se servent les prédateurs est important.

Surveillez également la régularité de l’autonomie de votre batterie. Une autonomie qui diminue dans une utilisation toujours identique est aussi un signal d’alarme.

Vérifiez fréquemment les autorisations données à l’appareil, car même si vous les changez, une simple mise à jour, ou une appli ayant accès aux paramètres systèmes peut modifier vos préférences sans vous avertir…